Bandit Knight en bêta : casses furtifs en pixel art 2.5D
BANDIT KNIGHT veut faire de vous un voleur, et un bon. Ce jeu d'aventure et d'action en infiltration vous oppose à des ennemis corrompus assis sur des trésors de grande valeur, et votre mission consiste à les dérober sans vous faire prendre. Les inscriptions au playtest sont désormais ouvertes : tous ceux que tente un petit cambriolage en pixel art peuvent postuler pour l'essayer.
Sur le papier, le concept est simple et séduisant. On se faufile, on rafle le butin, on file. Ce qui rend BANDIT KNIGHT intéressant, c'est la manière dont il vous laisse bousculer les règles avant même de crocheter la moindre serrure.
Ombres, énigmes et doigts de fée
Le jeu adopte un style pixel art 2.5D éclatant. Autrement dit, des visuels en pixel art présentés avec une impression de profondeur plutôt que sur un plan totalement plat. Pour un jeu d'infiltration, ça peut compter pas mal. Repérer où regarde un garde, et où l'on peut se cacher de lui, fait la moitié du plaisir dans ce genre.
Votre panoplie couvre les bases qu'on attend d'un héros discret. Vous vous glissez dans l'ombre. Vous résolvez des énigmes environnementales pour ouvrir la voie. Vous faites aussi les poches des gardes, et c'est ma partie préférée du concept. Il y a quelque chose de délicieusement effronté à subtiliser une clé ou une pièce à celui-là même qui est censé vous arrêter.
Chaque mission repose sur trois ingrédients : des rondes de gardes retorses, des passages cachés et un butin précieux. Les rondes sont l'obstacle, les passages cachés récompensent votre attention, et le butin est la raison pour laquelle vous êtes venu. C'est une formule classique de l'infiltration, et elle fonctionne parce qu'elle récompense la patience plutôt que la force brute.
Les lettres d'avertissement : choisir son poison
La fonctionnalité qui se démarque le plus, c'est le système de lettres d'avertissement. Avant de partir pour un casse, vous pouvez envoyer ces lettres afin de modifier les règles de la partie. Un peu comme un voleur qui annoncerait poliment : « Je viens chercher votre trésor ce soir. » Culotté, et tout à fait dans l'esprit du bandit gentleman.
Bien sûr, prévenir vos cibles a des conséquences. Envoyer des lettres d'avertissement peut rendre les gardes plus coriaces et raccourcir vos chronomètres. En contrepartie, vous obtenez des récompenses plus rares pour votre peine. C'est donc vous qui décidez de la difficulté de chaque casse, et vous êtes payé pour prendre de plus gros risques.
Ce genre de difficulté à la carte est une idée maligne. Les joueurs qui veulent simplement profiter de l'infiltration peuvent rester tranquilles. Ceux qui adorent les défis peuvent faire monter la pression et courir après le meilleur butin. Personne ne se voit imposer un pic de difficulté qu'il n'a pas demandé.
Forger une légende
Les trésors volés ne servent pas qu'à la décoration. Vous pouvez les utiliser pour forger de l'équipement légendaire et débloquer des améliorations. Celles-ci augmentent votre vitesse de déplacement et vos capacités d'infiltration, si bien que chaque coup réussi devrait rendre le suivant un peu plus facile. Ou, si vous envoyez des lettres d'avertissement, un peu moins mortel.
Cette boucle donne aux casses un vrai sens. Vous ne volez pas seulement pour un meilleur score. Vous vous forgez un meilleur bandit.
Les cartes sont aussi assez variées. Vous traverserez des décors allant de chambres fortes en plein désert à des villes animées, chacun étant pensé pour mettre à l'épreuve votre sens tactique à chaque étape. Une chambre forte silencieuse et une rue bondée ne devraient pas du tout se traverser de la même façon, et il sera intéressant de voir comment le playtest gère ce contraste.
Comment rejoindre le playtest
Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant. Pour postuler, rendez-vous sur la page bêta du jeu et cliquez sur « Request Access ». C'est tout. Si vous rêviez d'essayer un jeu indé en avant-première et de contribuer à le façonner avant sa sortie, c'est une façon plutôt simple de le faire.
Notre avis
BANDIT KNIGHT tombe à pic pour les joueurs qui aiment l'infiltration sans forcément vouloir transpirer à chaque partie. Le système de lettres d'avertissement laisse penser que les développeurs réfléchissent sérieusement à la difficulté, en laissant les joueurs fixer eux-mêmes leur niveau de risque plutôt que de les enfermer dans un seul réglage. Cela s'inscrit dans une tendance plus large que nous avons remarquée dans les aperçus de jeux indé, où des jeux de casse comme le thriller coopératif à ratons laveurs Greedy misent sur le choix du joueur et la rejouabilité.
Le playtest ouvert est aussi typique de la façon dont travaillent aujourd'hui beaucoup de petits studios, qui testent leurs idées en public, à l'image de la bêta de Lost in the Roots. Il faudra voir si les lettres d'avertissement pèsent vraiment dans la pratique, et si la boucle d'améliorations garde les missions fraîches ou rend les derniers casses trop faciles. Le playtest devrait être le premier vrai test de cet équilibre.
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