Shadows of Belial : aventure sombre sur ZX Spectrum
RetroWorks sort une nouveauté, et elle vise clairement ceux qui gardent encore un ZX Spectrum 128k à portée de main. Shadows of Belial est un jeu d'action-aventure conçu pour le célèbre ordinateur familial 8 bits de Sinclair, et le studio le présente comme un voyage sombre et atmosphérique plutôt que comme une petite partie d'arcade vite expédiée.
L'info nous est parvenue via IndieRetroNews, qui a qualifié le jeu de visuellement époustouflant. À en juger par ce que RetroWorks a dévoilé de sa structure, il ne devrait pas non plus vous faire de cadeaux.
Un chevalier qui a des comptes à régler
Au cœur de l'histoire, on trouve Sir Fred, un héros contraint d'affronter les fantômes de son propre passé. Le jeu articule sa quête autour de la justice et de la rédemption. C'est un point de départ plus lourd que ce qu'on pourrait attendre d'une machine qui tient sous une télé, et ça me plaît.
C'est à la fin que les enjeux deviennent personnels. Sir Fred doit venger le sang de sa famille et reconquérir pour de bon son honneur volé. Les histoires de vengeance n'ont rien de neuf, mais sur Spectrum, une motivation claire et simple comme celle-ci peut avoir beaucoup de poids.
Cinq niveaux, chacun avec son ambiance
Shadows of Belial se divise en cinq niveaux bien distincts, et chacun semble se démarquer du précédent.
Vous commencez dans un village minier en ruines tombé aux mains de pirates barbaresques. Votre mission : retrouver cinq gemmes enchantées qui, réunies, brisent le sceau d'une entrée. Un schéma classique où l'on collecte pour débloquer, et une bonne manière de faire entrer les joueurs dans cet univers.
Derrière cette entrée scellée se trouve une mine maudite. Cette partie fait appel à des ascenseurs que les développeurs décrivent comme traîtres, et quelque part dans ces profondeurs, vous découvrirez un pacte infernal. Je ne sais pas pour vous, mais il n'est jamais rien sorti de bon d'un pacte conclu sous terre.
Le troisième niveau vous mène dans les salles interdites d'un palais caché. Celui-ci n'a rien de naturel. Il a été créé par la magie de Belial en personne, alors attendez-vous à sentir la présence du méchant partout.
Dans les flammes
Ensuite, ça chauffe. Au sens propre. La quatrième phase s'appelle "Porta ad Infernum", un nom latin qui se traduit à peu près par "porte de l'enfer". Vous descendrez dans un abîme noyé sous la lave, où la moindre erreur signifie la damnation éternelle.
Cette phrase à elle seule me dit que la précision sera de mise. Quiconque a joué à des jeux de plateforme exigeants sur Spectrum sait exactement ce que ce genre d'avertissement fait ressentir.
Si vous sortez vivant des enfers, le final vous attend. "The Wrath of the Righteous" est présenté comme un dénouement explosif et une ultime épreuve de courage. C'est le niveau où la vengeance de Sir Fred et la reconquête de son honneur trouvent enfin leur aboutissement.
Où le trouver
RetroWorks propose une page dédiée au jeu, qui liste aussi l'ensemble des crédits de tous ceux qui y ont participé. Si vous possédez un Spectrum 128k, ou si vous aimez simplement suivre les nouveaux jeux sur du vieux matériel, c'est là qu'il faut aller.
Notre avis
Shadows of Belial s'inscrit dans un flot régulier de nouvelles sorties pour machines 8 bits que nous suivons de près. Rien que cette semaine, nous avons parlé de Frogger Junior sur Spectrum Next et du shoot'em up C64 inspiré de Giger, Void Lancer. Une chose est claire : les petites équipes trouvent encore de nouvelles façons d'exploiter ce matériel.
Ce qui ressort ici, c'est l'ambition. Cinq niveaux à thème, une histoire de vengeance et un vrai soin apporté à l'ambiance laissent penser que RetroWorks vise quelque chose de plus proche d'une aventure complète que d'un simple passe-temps. Cela rejoint d'autres projets rétro comme le très attendu portage de Flashback sur Atari ST, où l'ampleur et la présentation sont les principaux arguments.
Il faudra observer comment les joueurs réagissent à la difficulté, surtout dans le niveau "Porta ad Infernum". Et savoir si les promesses sur les graphismes tiennent la route une fois que davantage de monde aura le jeu entre les mains en dira long sur les limites que l'on peut encore repousser sur Spectrum.
