Bon Vivant : la bêta des soirées parisiennes avec Picasso
Bon Vivant: Plan the Perfect Party vous propose de devenir l'hôte dont tout le Paris des années 1920 parle. C'est un jeu de stratégie, mais le champ de bataille, c'est votre salon. Vos armes : des canapés, des fauteuils et une liste d'invités choisie avec soin.
Les inscriptions à un playtest sont ouvertes, et je dois l'avouer, le concept m'a eu. La plupart des jeux de stratégie vous demandent de conquérir quelque chose. Celui-ci vous demande d'organiser une bonne fête.
Une heure, une soirée, zéro pression (bon, un peu de pression)
Chaque partie de Bon Vivant tourne autour d'une soirée qui dure environ une heure. Les développeurs insistent sur le fait que chaque choix compte, et c'est visiblement le cœur du jeu. Vous décidez des mets servis, des meubles qui garnissent la pièce et, surtout, de qui reçoit une invitation.
C'est ce dernier point qui ressemble au vrai casse-tête. La liste d'invités doit trouver le bon équilibre entre glamour, esprit et romance. Invitez trop de mondains éblouissants et personne ne dira peut-être rien de spirituel. Misez trop sur les beaux esprits et la pièce risque de manquer d'étincelle. La façon exacte dont ces trois qualités interagissent n'est pas encore détaillée, et c'est sans doute à ça que sert le playtest.
Votre réputation est l'enjeu. Tout le but est de vous faire un nom dans la société parisienne, une soirée après l'autre.
Douze mois de soirées
Le jeu ne s'arrête pas à une seule soirée. Vous organisez des fêtes sur douze mois, ce qui donne une trame plus longue qui relie le tout.
Entre deux événements, vous pouvez partir en voyage avec des amis. Ces escapades vous rapportent des bonus qui vous suivent jusqu'à votre prochaine soirée. C'est une jolie façon de couper avec la préparation, et ça donne un peu de rythme au calendrier : préparer, recevoir, voyager, recommencer.
Vous passerez aussi par les boutiques. C'est là que vous meublez votre maison et que vous dénichez la boisson parfaite pour briser la glace. Ce dernier détail me plaît beaucoup. Quiconque a déjà organisé un dîner un peu gênant sait que les vingt premières minutes sont les plus dures, et qu'une boisson bien choisie peut faire une bonne partie du travail.
Picasso, Chanel et Orwell entrent dans une soirée
Voici la partie qui attirera le plus l'attention. Bon Vivant propose quarante personnages jouables à débloquer, et certains portent des noms très familiers. Picasso, Chanel et Orwell sont tous confirmés.
Vous ne les avez pas dès le départ. Vous les débloquez en les rencontrant, et vous découvrez au passage leurs traits uniques et les rôles qu'ils peuvent jouer lors d'une soirée. Les figures historiques ne sont donc pas qu'un simple décor. Elles semblent fonctionner comme des pièces de votre stratégie, chacune apportant quelque chose de précis à la pièce.
Je ne peux pas encore vous dire si Chanel est une bombe de glamour ou si Orwell est celui qui plombe l'ambiance, mais j'ai vraiment envie de le découvrir. Trouver quels invités célèbres s'entendent bien ensemble, ça ressemble à la moitié du plaisir.
Si un peu de romance sur la liste d'invités vous tente, notez que le genre recoupe celui de titres plus légers comme la bêta de Garden of Love, sur le thème des plantes, même si Bon Vivant penche clairement davantage vers la stratégie.
Comment rejoindre le playtest
L'inscription est simple. Rendez-vous sur la page d'inscription du jeu et cliquez sur « Request Access ». La présentation promet un moment « tres magnifique », exactement le niveau d'assurance que j'attendrais d'un jeu sur des hôtes parisiens.
Comme pour les récentes inscriptions à la bêta de Blackhill Keep, il s'agit d'une demande d'accès et non d'un téléchargement libre, vous devrez donc peut-être attendre d'être accepté.
Notre avis
Bon Vivant se démarque par son cadre et son objectif. L'organisation de soirées n'est pas un thème qu'on croise souvent dans les jeux de stratégie, et le Paris des années 1920 lui donne une ambiance immédiatement reconnaissable. Le format des parties d'une heure laisse aussi penser qu'il pourrait convenir aux joueurs qui veulent une session complète d'une traite, sans s'engager dans une campagne de cent heures.
Il s'inscrit dans une tendance plus large qu'on voit revenir sans cesse sur ce blog : des jeux de gestion et de décoration qui remplacent le combat par quelque chose de plus doux, un peu comme la construction sans grille de Littlehaven. Choisir des meubles et des boissons procure un plaisir assez proche.
La grande question, c'est la profondeur. Il faudra voir si les quarante personnages paraissent vraiment différents les uns des autres, et si l'équilibre entre glamour, esprit et romance offre de vrais choix plutôt qu'un simple jeu d'équivalence de chiffres. Le playtest devrait apporter les premières réponses honnêtes.
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